Incontinence à l'effort : un tabou à briser

Bon, s'il y a bien une chose dont on entend pas (ou très peu) parler… ce sont les fuites urinaires. Malheureusement, on vous assure que la technique « on en parle pas donc ça n’existe pas » ne marche pas… Les problèmes d’incontinence sont plus répandus que ce que vous pensez sûrement : plus de 5 millions de femmes* sont sujettes aux fuites urinaires en France ! (Le Figaro Santé, 2014).

Alors, il est temps d’en parler pour de vrai : nous vous donnons toutes les informations sur l’incontinence à l’effort ainsi que les solutions pour y remédier.

L’incontinence à l’effort, kesako ? 

Il est important de distinguer l’incontinence à l’effort d’autres types de fuite urinaires. Il existe deux grandes formes d’incontinence : l’incontinence à l’effort et l’incontinence par « urgenterie ». 

  • L’incontinence à l’effort 💪 se manifeste par des petites fuites urinaires dans certains moments (que ce soit quand on court pour attraper son bus 🚌 ou quand on soulève un carton de déménagement), mais aussi lorsque l’on rit ou pire encore quand on éternue. 
  • L’incontinence par « urgenterie » 🚨 consiste elle en un besoin pressant d’uriner sans être en capacité de se retenir et entraîne donc souvent des fuites plus importantes. Cette fois-ci les causes sont davantage neurologiques. 

Pourquoi ça coule ? Explication du phénomène de l’incontinence à l’effort 

Il existe deux causes principales à l’incontinence à l’effort : un affaiblissement des muscles du plancher pelvien (aussi appelé périnée) qui soutiennent la vessie et un relâchement du sphincter, muscle qui entoure l’urètre et qui sert de « robinet » 🚰 pour la vessie.

Résultat : quand on fait un effort, il y a une pression sur la vessie, et comme les muscles sont affaiblis, cela va engendrer des petites fuites urinaires. 

 

 Et alors, ça concerne qui ? 

C’est vrai que lorsque l’on entend parler d’incontinence, on a souvent l’impression que c’est un problème de « vieux » et on peut donc se sentir désemparé·e quand on fait l’expérience de petites fuites urinaires des 20 ou 30 ans. Et comme personne n’en parle, on fait de même : un nombre très important de femmes affectées par l’incontinence urinaire n’osent même pas en parler à leur médecin ! (Urofrance, 2020) 😲 Or, environ une femme sur cinq fait l’expérience de fuites urinaires. C’est donc un phénomène très courant.

Toutefois, certaines femmes sont davantage sujettes aux fuites urinaires que d’autres (oui…il n’y a vraiment pas de justice…) : 

  • Les sportives ⛹️‍♀️ : pratiquer une activité physique importante fragilise le périnée, et ce d’autant plus quand on pratique des sports « à rebonds » comme la course à pied ou encore le judo. 
  • Les femmes enceintes & les jeunes mamans 🤰 : les femmes enceintes peuvent être sujettes aux fuites urinaires car le ventre pèse sur le périnée, le faisant souvent flancher et provoquant de petites fuites urinaires. Les jeunes mamans peuvent être également sujettes aux fuites urinaires car l’accouchement affaiblit le périnée et peut provoquer des lésions tissulaires ou nerveuses dans les muscles du plancher pelvien. 
  • Les femmes ménopausées 🌿 : lors de la ménopause, les muscles, y compris ceux du périnée se relâchent ce qui peut entraîner des fuites urinaires. 

Bien que ces causes soient les principales, les médecins ont pu mettre en évidence des facteurs aggravants comme l’obésité, la constipation chronique, le transport récurrent d’objets lourds, le tabagisme ou encore des épisodes de bronchites à répétition. 

Mais pas de panique, des solutions existent ! 🤗

Solution 1 : réduire en poussière les fuites urinaires 🔥

La première solution, qui est de loin la plus efficace est la rééducation périnéale avec un·e kinésithérapeute afin de vous muscler à nouveau. Celle-ci s’effectue soit manuellement pour reprendre conscience de son périnée et mieux le verrouiller en cas d’effort mais cela peut également se faire par électrostimulation pour renforcer le sphincter. 

 

La rééducation du périnée est souvent réservée aux femmes qui viennent d’accoucher mais il est important de savoir qu’on peut avoir besoin d’une rééducation du périnée même en l’absence de grossesse. Il est donc important de prendre le temps d’effectuer une rééducation sur le long terme pour échapper aux fuites urinaires 💦. 


Solution 2 : dompter les fuites urinaires 🦁

Même si on respecte sagement la rééducation, ce n’est parfois pas suffisant. Alors pour mieux les vivre au quotidien et qu’elles ne vous gâchent plus la vie, Here We Flo a développé Glo, une gamme de protections contre les fuites urinaires légères en 100% bambou bio 🌿. Garanties sans produits toxiques et toutes douces, elles savent se faire oublier et vous assurer une tranquillité maximale ! En plus, elles existent en plusieurs tailles pour s’adapter à vos besoins : protèges slips, serviettes ‘mini’, serviettes ‘classic’ et serviettes longues.

En complément, vous pouvez également adopter les bons gestes afin de préserver votre périnée comme basculer le bassin avant de porter quelque chose, ou encore ne pas uriner sans s’assoir car cela abîme le sphincter urétral (qui est alors contracté alors qu’il est supposé se relâcher).

👩‍⚕️ Et si les fuites deviennent trop importantes et trop handicapantes, n’hésitez pas à en parler à votre médecin…de nombreuses solutions chirurgicales existent en dernier recours pour stabiliser la vessie et le col. C’est le cas par exemple des bandelettes servant à soutenir l’urètre, fiables dans 90% des cas. 

En tout cas, n’hésitez pas à en parler autour de vous. Vous n’êtes pas seule, on vous l’assure.

*Nous entendons par « femmes » les personnes assignées comme telles à la naissance.